Jetez une quinzaine de pommes en quartiers dans une grande
marmite d'eau (125 ml) sucrée (125 ml), ou pas... feu moyen, le temps
qu'elles ramollissent gentiment... brassez... saupoudrez de cannelle et envoyez
une belle lampée d'eau de fleur d'oranger... baissez le feu au minimum en
remuant souvent, histoire d'accompagner la fonte des pommes et d'humer votre
belle et bonne compote. Tiède, comme là, tout de suite, c'est fameux. Mais
froid, comme demain matin au petit-déj, c'est du bonheur... Vive le temps des
pommes!
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29 septembre 2013
04 novembre 2011
racisme Ordinaire...
Blague québécoise, qui fait bien marrer les Québécois : "Quelle est la différence entre les Français et les osties d'Français? - Les osties d'Français, y sont tous ici (au Québec)."
Admettons maintenant que nous sommes en France, et que ce soit un Français qui dise à la blague devant, mettons, un immigré algérien (entendons-nous, on peut très bien remplacer "algérien" par marocain, tunisien, sénégalais, maghrébin, africain, chinois, roumain, etc.): "Quelle est la différence entre les Algériens et les saloperies* d'Algériens? - Les saloperies d'Algériens, y sont tous ici (en France)."
Ouais, c'est bien ce que je pensais, à part peut-être avec les Belges, ça marcherait pas!
Cette blague québécoise, je me dois de le préciser, me fait rire moi aussi, parce que j'ai le sens de l'humour, de la moquerie et de la dérision, mais si l'on s'attend, en tant qu'immigrant français, à devoir faire un légitime travail d'intégration lorsqu'on arrive au Québec, on s'attend bêtement moins à affronter le racisme ordinaire anti-français, que je perçois quasi-quotidiennement...
*le juron "ostie" est très difficile à traduire, la gamme d'interprétations est très large, dépandamment du degré d'agressivité avec lequel il est prononcé, un peu finalement comme "saloperie".
27 octobre 2011
diplOmate...
La diplomatie, c'est l'art de mettre de l'eau dans son vin et de le boire comme s'il s'agissait d'un grand cru classé...
26 juin 2011
chOix...
Je frissonne, ma peau s’écaille, mon cœur s’emballe... Flash morbide, mal au bide... Je suis loin, je suis absent, et je m’en veux... La vie est un choix et j’ai fait le mien, mais en proie au désarroi, parfois, je me déçois... Je panique en silence... avant de revenir à moi... égoïstement...
29 mai 2011
lOin des yeux, près du cœur
Le sentiment de culpabilité est une infinie réminiscence inoculée quand on s’en va, où que l’on aille je crois. C’est un sentiment désagréable qui ne se transmet pas, que l’on ne partage décemment pas, et dont on ne se sépare évidemment pas. Ça reste là, ça ne se voit pas. C’est une émotion viscérale qui pique, une vérité non assumée, immigrée dans notre nouvelle réalité, et qui jamais ne s’intègre. C’est un parasite qui nous rappelle trop souvent que tôt ou tard, ce ne sera plus seulement un sentiment.
16 janvier 2011
pOudre aux yeux...
La neige est aspirante. Elle me donne envie de sortir quand tout le monde rentre, de glisser quand trop de monde roule, de me confondre en silence qu'elle impose quand elle se pose, de faire taire les aigris de la magie de la poudrerie.
23 novembre 2010
anachrOnisme...
Commenter des faits historiques au présent, c'est anachronique. Tout autant que de commenter des situations actuelles en se référant sans cesse au passé, à l'Histoire. Au Québec, les Français sont parfois presque obligés de s'excuser, au nom de Louis XV -même au cours d'agréables soirées BBQ- d'avoir lâchement abandonné le peuple québécois, laissant la Nouvelle France aux mains des Britanniques. C'était il y a près de deux siècles et demi! C'est bien d'avoir de la mémoire, mais franchement, le stéréotype de l'immigrant français (parisien?) ne souffre-t-il pas d'assez de défauts comme ça? De même que les jeunes Allemands doivent en avoir plus que marre de payer le fascisme d'antan. Laissons, par pitié, l'anachronisme aux caricaturistes et aux humoristes qui sauront quoi en faire...
18 novembre 2010
immigratiOn et cOnséquences...
Partir, c'est accepter de recommencer, et que cela se passe moins bien. Partir, c'est parfois se casser la gueule. Partir, c'est une leçon d'humilité à qui veut bien apprendre...
17 décembre 2008
inutile
"I'm yours" façon Jason Mraz dans les oreilles, une fin de tempête de neige derrière la fenêtre, un sapin de Noël lumineux dans une pièce qui l'est tout autant... je me sens bien... même si ce post ne sert à rien...
30 novembre 2008
autoflagellatiOn...
Généraliser, c'est profondément vulgaire... c'est surtout anti-journalistique. Appelons ça une auto-critique du post précédent...
29 novembre 2008
l'art de la dilutiOn...
Le Québécois est consensuel. Voilà un cliché sur lequel nos lointains cousins ne nous reprendront pas. Le conflit est fuit. Le NON est rare. Le OUI l'est tout autant. Le Québécois descend du Normands, c'est évident. Au moment de trancher, il coupe des petits bouts pour tout le monde. Il a tellement le sens du partage, qu'il n'hésite pas à partager les reproches qu'il ne parvient à formuler au premier intéressé. Un conseil est valable pour tout le monde, c'est pédagogiquement inattaquable.... D'ailleurs, un Québécois aura tendance à commencer toute critique par "c'est excellent... (bla bla bla... bla bla bla...)... mais... "
20 novembre 2008
linguistique
Mon intégration se passe bien, merci... reste que certaines expressions qui se disent dans mon pays d'origine ne s'écrivent pas dans mon pays d'adoption, ou plutôt dans la presse de mon pays d'adoption, et réciproquement d'ailleurs... Il me faut donc être vigilant à cause, m'a-t-on dit, du "facteur culturel". J'en ai pris bonne note, mais... comment je sais, moi, si ce que j'écris français, ça se dit bien? Parce que jusque là, je la maîtrisais pas trop trop mal ma langue! Le diable est dans les détails... et l'intégration aussi...
16 novembre 2008
le "nOus" et le "vOus"...
"C'est toi notre nouveau Français?... heu, (mais ouais mec!) c'est moi... bah écoute bienvenue!... (petit silence)... vous êtes vraiment nombreux à vous installer au Québec nan?"
J'évoquais plus bas le "chez nous" et le "chez vous", mais j'aurais peut-être du commencer par le "nous" et le "vous"...
J'évoquais plus bas le "chez nous" et le "chez vous", mais j'aurais peut-être du commencer par le "nous" et le "vous"...
12 novembre 2008
paranO
Me voilà en territoire inconnu...Je monte dans l'autobus, paie mon voyage et demande au chauffeur de me faire signe -comme il est d'usage au Québec- à proximité de l'arrêt auquel je dois descendre: réponse charabiesque! Je me risque à renouveler ma demande. A peine plus clairement, je comprends que je dois me démerder, que c'est pas dans ses obligations. Je suis soufflé. Je serais chez moi, en France, à Paris, à Rouen, j'aurais conclu que c'était un con, en maugréant évidemment, point barre! Mais là, naturellement, c'est pas du tout ce qui me vient à l'esprit, nan, là, j'me pose immédiatement la question intérieurement: quoi? c'est parce que je suis Français, c'est ça? La différence, même insidieuse, rend parano!
03 novembre 2008
mOn hallOween...
Il y a le ventre qui se contracte et les poussées d'adrénaline, il y a la peur du vide et l'excitation du saut, il y a la pression de la raison et l'enthousiasme de la passion, il y a la fébrilité de l'inconnue et la naïveté de la nouveauté... C'est angoissant et survoltant mais dans les deux cas, c'est surtout épuisant...
Pour conclure et traduire l'ambiguïté de la situation, je me contenterais de citer un Ami, futur néo-Suédois: "Toi, de toute façon, si tu bosses pas 20h sur 24, t'es pas satisfait"... il n'a pas tout à fait tort le bougre...
Pour conclure et traduire l'ambiguïté de la situation, je me contenterais de citer un Ami, futur néo-Suédois: "Toi, de toute façon, si tu bosses pas 20h sur 24, t'es pas satisfait"... il n'a pas tout à fait tort le bougre...
29 octobre 2008
sur des Oeufs...
"T'es pas en Europe ici !!!"... ça n'était pas dit méchamment, loin de là... mais j'ai quand même souri... Le pire, c'est que je ne me souviens même plus du contexte exact de la situation, tellement je me suis focalisé sur la "petite phrase" comme on dit dans le jargon de journaleux...
24 octobre 2008
ça fait un p'tit peu peur...
Dans "étranger", il y a "étrange"... étrange qui signifie rien de moins qu'étonnant, bizarre, presque... pas normal! Alors pourquoi donc ai-je l'impression que rien n'a jamais été aussi normal? C'est étrange...
12 octobre 2008
03 octobre 2008
le chez nOus et le... heu chez nOus aussi...
Il paraît que c'est normal... il paraît!... Je compare... tout et rien... c'est systématique, frénétique, pathologique... je récupère, je me réfère, j'use du "chez nous" à tout bout de champ, comme si chez nous, c'était ailleurs, comme si chez nous c'était pas vraiment chez nous, alors que si, vu que chez nous, c'est plus chez nous... En entendant, dans un café, un maudit bougre, à l'accent bien français, beugler à la table d'à côté, interpellant avec une extrême lourdeur une serveuse de bien bonne composition, en l'entendant se référer à son "chez nous" à lui, j'en ai conclu que, oui, c'est peut-être un peu normal au début de dire "chez nous ceci, chez nous cela...", mais non au "chez nous" de touristes, excluant, dénigrant et arrogant... chacun chez soi en somme...
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