RIRE avec lui. À gorges déployées.
LIRE le plaisir, dans ses yeux pétillants.
se SENTIR heureux, absolument.
instants intenses, émouvants.
ENTENDRE son coeur RESPIRER.
PENSER à demain, quand il sera grand.
VIVRE... pour que ça dure infiniment.
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16 août 2012
30 avril 2012
chaussOns...
Il est descendu de l'autobus juste devant moi. Un vieux monsieur aux cheveux blanc, grand et aux larges épaules, à peine courbées. Un vieux monsieur qui même de dos en impose. L'autobus a marqué son arrêt. Le vieux monsieur a lâché la barre verticale qu'il empoignait fermement, il a salué le chauffeur d'un léger mouvement de tête, puis il est descendu. Je lui ai emboîté le pas, mécaniquement. C'est là que je les ai vus. Le vieux monsieur, vêtu d'un jacquard sombre et d'un pantalon de velour marron, portait des chaussons, de vieilles pantoufles érodées par le temps. Le vieux monsieur portait des pantoufles, et marchait l'air de rien dans la rue. J'ai focalisé sur les pantoufles, je l'avoue. je les ai regardées s'éloigner, lentement. Et j'ai pensé à mon grand-père, aux charentaises de mon grand-père... le coeur serré... et j'ai souri... longtemps...
26 juin 2011
chOix...
Je frissonne, ma peau s’écaille, mon cœur s’emballe... Flash morbide, mal au bide... Je suis loin, je suis absent, et je m’en veux... La vie est un choix et j’ai fait le mien, mais en proie au désarroi, parfois, je me déçois... Je panique en silence... avant de revenir à moi... égoïstement...
29 mai 2011
lOin des yeux, près du cœur
Le sentiment de culpabilité est une infinie réminiscence inoculée quand on s’en va, où que l’on aille je crois. C’est un sentiment désagréable qui ne se transmet pas, que l’on ne partage décemment pas, et dont on ne se sépare évidemment pas. Ça reste là, ça ne se voit pas. C’est une émotion viscérale qui pique, une vérité non assumée, immigrée dans notre nouvelle réalité, et qui jamais ne s’intègre. C’est un parasite qui nous rappelle trop souvent que tôt ou tard, ce ne sera plus seulement un sentiment.
09 mars 2011
3 ans...
Aujourd'hui, je vais lui parler de toi... je vais lui faire entendre ta voix... il ne comprendra pas... mais je suis sûr qu'il sourira... peut-être même qu'il dira da-da-da... tu verras...
31 janvier 2011
petit d'hOmme...
Bizarre cette euphorie intérieure, cette fierté insensée... Bizarre l'intensité de ce bonheur là, de cette joie sanguine et brutale... Bizarre cette émotion à fleur de peau, pure et fébrile à la fois... Bizarre de le regarder, et de ne plus imaginer la vie sans lui... au point de presque en oublier qu'il y a pu avoir une vie avant lui, d'où il a pourtant surgi...
23 janvier 2011
pissOns...
Si l'appétit vient en mangeant, j'ajouterais qu'en ce qui me concerne, en ce moment, l'inspiration vient en pissant. C'est pas très élégant mais c'est cohérent. Ça entre et ça nourrit dans le premier cas, ça sort et ça libère dans le second...
16 janvier 2011
pOudre aux yeux...
La neige est aspirante. Elle me donne envie de sortir quand tout le monde rentre, de glisser quand trop de monde roule, de me confondre en silence qu'elle impose quand elle se pose, de faire taire les aigris de la magie de la poudrerie.
12 janvier 2011
cicatrisatiOn...
J'te r'vois sans cesse dans cette foutue chambre d'hôpital où tu t'es effondré, il y a déjà bientôt trois ans... Des fois, j'me dis que t'as bien fait... brutalement mais sûrement... sans donner le temps à la folie... épargnant ceux à qui tu manques éperdument d'assister impuissants à ton insupportable ramollissement.
08 janvier 2011
inspiratiOn...
C'est une émotion qui renaît. Qui naît, pour dire vrai, le recul aidant...
C'était le début de la fin. Il était 21h tout pile, un samedi. La première contraction, la naissance d'une excitation. Je me demande encore comment nous pouvions être aussi calmes et sereins. Parce qu'on était méchamment zen, putain. Toutes les dix minutes, son gros ventre se contractait alors qu'elle demeurait décontractée, son sourire en infusion. Comme si, déjà, la défusion s'opérait. Souriant bêtement comme lorsque j'étais enfant les soirs du réveillon de Noël, moi je voulais juste me doucher, simplement m'apprêter, quand l'inconnu a sonné. Je fais toujours ça, sans trop savoir pourquoi. Je me prépare toujours au dernier moment, juste avant l'arrivée des invités. Je pensais que le temps allait s'emballer. Mais il s'est presque arrêté. La douceur du début de la fin est le bonbon acidulé de mes souvenirs délivrés. La suite est une amère acidité éprouvée jusqu'à cette fin théâtrale, berceau d'une émotion mesurée à explosion rétroactive. Il était né mon divin enfant, et je l'aime comme un fou assurément.
C'est une émotion qui naît, qui renaît, enfin peu importe, elle me fait du profit... je l'espère pour la vie...
31 décembre 2010
cOurse contre la mOrt...
La mort est venue foutre la vie d'un gars bien en l'air ce matin. C'était pas dans l'ordre des choses, il était trop tôt pour s'en aller. Il a lutté contre l'injustice. Il y a cru sûrement. Puis il a renoncé, lui le coureur d'ultra-fond qui est toujours allé au bout de ses courses les plus folles. Il a rendu l'âme, juste à temps pour s'épargner 2011. Juste le temps d'exprimer tout son amour à sa femme et à ses deux petites filles. La mort n'aura pas tout emporté. La fin est tragique, les larmes sont là pour un moment, mais le cadeau est précieux. Le cadeau vital d'un gars bien, un gars qu'on n'oubliera pas comme ça...
12 décembre 2010
dOdO...
Dedans, toutes les lumières sont éteintes. Dehors, les lampadaires éclairent en sépia les flocons qui blanchissent le bitume. La nuit est rassurante l'hiver, et le silence s'amplifie. Je m'en délecte quelques instants, avant de descendre l'escalier à tâtons. En bas, je vire à gauche machinalement. Je suis le fer, il est l'aimant. Sa chambre se trouve au bout du corridor. De petits lampions tombent du plafond et illuminent la pénombre. C'est juste assez pour le voir. Juste assez pour m'émouvoir, chaque soir.
21 novembre 2010
échOuée dans un yOgOurt nommé Liberté...
Quand est-ce que l'on commence à vieillir? Je veux dire... vieillir, pour vrai. Pas dans le sens "décliner", nan, ça c'est beaucoup plus tard... plutôt dans le sens "impossible retour", dans le sens grossir comme un cochon et lutter sans succès pour dégraisser, dans le sens gagner en rides et en peau qui se dessèche ce que l'on perd en cheveux et en muscle, dans le sens souffle court après la terrible ascension d'un escalier de dix pauvres marches, dans le sens fatigue lancinante pour rien et dents qui tombent... Ouais "dents qui tombent". Comme ça... dans l'assiette... en bouffant un yogourt inoffensif, un yogourt nommé Liberté, comme pour mieux ridiculiser! Est-ce que c'est possible d'avoir une dent qui casse comme ça, du jour au lendemain, une dent qui a été frottée chaque jour avec application et sans relâche depuis plus de trente ans? Est-ce que ça peut-être le signe d'un vieillissement rédhibitoire? Parce que vieillir, moi, ça me fait pas peur... enfin pas plus que ça... mais perdre des dents, qui plus est en avalant du yogourt, ça ouais, ça me fout bien les j'tons! Perdre une molaire, ça m'emmène loin dans la réflexion, alors que ça devrait m'emmener chez le dentiste. Oh putain le dentiste! Ça mon vieux, ça me fait bien plus peur que de vieillir...
07 novembre 2010
peur paternelle...
Il dort... le souffle lent et régulier... le visage détendu... serein... Il est magnifique... MAGNIFIQUE.
Je le regarde sans me lasser, d'une tendresse absolue, irrémédiable, émue... Une émotion jusque-là inconnue qui se décuple lorsqu'au petit matin, les yeux à peine ouverts, il me sourit, de tout son coeur... Une émotion explosive qui en appelle une autre... terrible, insupportable, inévitable: la Peur !
06 novembre 2010
vaine jalOusie...
Il ne sert à rien d'être jaloux... sinon à anticiper la douleur et à l'auto-alimenter. Un peu de lucidité: autant souffrir le moment venu, si l'occasion se présente.
04 novembre 2010
pOrte Ouverte...
Sa mélodie est immortelle, en moi... Son pouvoir est intact, son émotion immédiate, viscérale. Cicatrice résonnante, récurrente mais toujours évanescente, elle a galvanisé ma nostalgie, habitée ma tragédie, encadrée ma tristesse et témoignée de ma faiblesse. C'est une porte ouverte, à jamais... car j'ai jeté la clé...
30 octobre 2010
ce qui cOmpte...
L'essentiel est ailleurs, quelque part au coeur du bonheur... L'essentiel ne se vit pas, il s'impose... Il ne se cherche pas, il s'ose... L'essentiel ne brille pas en société, mais il émeut dans l'intimité... L'essentiel est toujours là, même s'il avance masqué... L'essentiel doit être, tôt ou tard, considéré...
28 octobre 2010
nOctambulisme...
La nuit prend le dessus... toujours.... La nuit noie le matin, victime innocente de mes débordements littéraires, jamais mondains... La nuit vogue à l'heure où je divague, en vain...
27 octobre 2010
cOnfiance...
Je sais d'où je viens... mais pas où je vais...
La vie me plaît... lorsqu'elle n'est pas convenue...
23 octobre 2010
Et si c'était lui...
Un regard pour dire au revoir sans le savoir... Un regard pour saluer LA vie qui surgit... une émotion confondante... complice... immortelle...
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