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29 juillet 2013

écriture(s)

«Ce sont les mots qui véhiculent les idées et non pas les idées qui véhiculent les mots» – Serge Gainsbourg

15 avril 2012

quinquennat...

Mon blogue a survécu au quinquennat de Nicolas Sarkozy! Je l'avais inauguré durant la campagne électorale française de 2007. Nous en sommes à celle de 2012. De mémoire, c'était une parfaite coïncidence, même s'il fut parfois maladroitement question de politique, au début. Je ne savais pas trop où j'allais, ni pourquoi je me lançais là-dedans. Une envie d'écrire sans mobile. À une époque où le concept est roi, c'était pour le moins hasardeux. Cinq ans plus tard, je ne suis pas plus avancé, pas plus ambitieux. Ce blogue demeure un espace d'écriture à plume, sans ni queue ni tête. Mais bizarrement, même s'il se meurt, parfois des mois durant à l'abandon, ça me rassure de savoir qu'il existe. Et de constater qu'il a, presque malgré moi, mais surtout avec moi, évolué. Je n'irais pas jusqu'à prétendre qu'il a mûri, mais je ne suis pas loin de le penser. Et si me savoir lu est une effrayante source de motivation, ne pas l'être est ma grotte secrète, mon refuge d'ermite, atmosphérique. C'est pour toutes ces déraisons, n'en déplaise aux lois du marketing, et parce que j'aurai bien un jour des trucs intéressants à raconter, que je vais prolonger l'étrangeté, sans pression, tambour, ni trompette. Je vais continuer d'écrire, court ou brouillon, jusqu'à ce que l'encre lève...

30 août 2011

12 juin 2011

adaptatiOn...

Écrire, c'est s'adapter, la liberté est un leurre... Lire, c'est interpréter, la vérité est ailleurs...

02 avril 2011

susciter...

Il ne faut pas mettre de nom sur les émotions. En parler, c'est les atténuer. Mieux vaut se contenter de les inciter, de les transmettre ou de les partager, en toute sobriété.

14 mars 2011

désir d'écrire...

Il y a écrire et écrire. Typiquement, en ce moment, j'écris presque tout le temps, mécaniquement, avec détachement, pour ne pas dire cyniquement. Et dans le même temps, j'éprouve un incroyable désir d'écrire, sans être capable de l'assouvir, comme si ma plume jouait au chat et à la souris.

03 mars 2011

la plume et la cOrne de brume...

Il ne faut surtout pas tout dire, pas tout. Mais rien n'empêche de tout écrire, sur tout...

23 janvier 2011

pissOns...

Si l'appétit vient en mangeant, j'ajouterais qu'en ce qui me concerne, en ce moment, l'inspiration vient en pissant. C'est pas très élégant mais c'est cohérent. Ça entre et ça nourrit dans le premier cas, ça sort et ça libère dans le second...

09 janvier 2011

lettre aux lecteurs incOnnus...

La liberté - celle d'écrire du moins - n'est pas donnée à tout le monde. C'est un luxe et je suis un nantis. Toutefois, écrire librement et sans contraintes, sinon celles que je m'impose ici, n'induit pas nécessairement de lecteurs. Jusqu'à maintenant, je n'en ai pas éprouvé le besoin plus que ça. Bien qu'il serait plus juste de tempérer cet élan de snobisme non assumé en reconnaissant que c'est surtout une déficience de confiance qui a tenu tête à mon égocentrisme littéraire.

Ainsi, mis à part quelques privilégiés, aurais-je l'outrecuidance de dire - mais puisque je verse dans le snobisme à grand renfort de petits airs supérieurs, allons y carrément -, je n'ai pas ouvert aussi grand la porte de mon "intimité" que m'incite à le faire mon ego parfois. Fait qu'en résumé, j'ai pas de lecteurs...

Alors si je commence à accepter que quiconque me lise - inconnu au bataillon ou non -, si je prends sur moi pour réprouver cette irritante hantise d'être lu, scruté, moqué qui sait, si je conçois finalement l'interprétation de mes mots - autrement dit si je leur laisse leur liberté -, il me semble subtile de préciser que je n'appelle pas autant le jugement, éditorial s'entend, que l'émotion et les menues réflexions qui motivent mes intentions.

Laissez-moi savoir si elles ont un sens pour vous, car l'ouverture, à tâtons, est ma résolution littérale pour cette nouvelle année...

08 décembre 2010

entre vOus zé mOi

L'écriture intimiste prend tout son sens lorsqu'elle tend vers une lecture universelle... et donc personnelle...

15 novembre 2010

tOrture enfantine...

   Elle a surgi de nulle part, du noir... Paniquée, hystérique, tournant dans tous les sens de mur à mur, comme folle... Elle était planquée depuis la fin de l'été, abandonnée à sa léthargie, résignée. Elle s'est endormie, et s'est faite oublier.
   Elle pensait être passée de vie à trépas quand elle a rallumé ses yeux globuleux. Elle a d'un coup percuté: elle était vivante! Saine et sauve. Elle a sursauté de stupeur, sortant violemment de sa torpeur. Elle a surgi de derrière le rideau du bureau. La lumière l'a électro-choquée. Sa vue a brûlé, ravivant sa vivacité. Elle a pété les plombs et s'est enflammée, filant à toute berzingue, affolée, démente. Alors qu'elle reprenait ses esprits, elle a senti le souffle du vent violent balayant son environnement. Elle a essuyé plusieurs rafales avant de se faire catapulter à terre. Sonnée et décharnée, elle a capitulé.
   Il s'est alors assis, satisfait, restant coi un court instant, bras tendus sur ses mains entrelacées. Ça chatouillait un peu dans le creux, mais pas assez. Agacé, il a levé tout doucement le couvercle de chair, matant du coin de l'oeil sa prisonnière avec curiosité. Il lui a arraché les ailes droites, puis les ailes gauches. Il a tiré un lourd constat: une mouche souffre en silence. Puis il a laissé choir sa victime au sol, pour mieux la voir ramper. La drosophile n'a pas pipé. Le bourreau s'est relevé après avoir un instant collé son menton par terre pour être aux premières loges des effets de sa torture. Mais déçu par cet insecte finalement peu coopérant, il écrasa sa proie comme tranche la guillotine, d'un coup violent, définitif.
   La mouche n'aura pas eu le temps de dire ouf. Et l'enfant, filant vers son goûter du guerrier, n'aura pas eu le temps de prendre le plaisir de sa cruauté.

10 novembre 2010

l'hOmme qui ne se levait plus...

   Le jour se lève, pas lui. Il se terre sous la couette, se recroqueville, prenant une bouffée d'oxygène souillé en inspirant fort dans son oreiller. Il referme les yeux, l'esprit lointain et cotonneux. Il se rendort. Le soleil brille dehors. Sa chambre, à défaut d'être aérée, s'est réchauffée. Il émerge timidement. Depuis deux ans et demi, ce n'est pas du noir qu'il a peur, c'est du jour. Il s'enfonce, et renonce, une fois de plus. Il n'a plus partagé ses draps sales depuis des lustres. Il a appris le déni, l'impuissance de vivre dignement. Il se rendort. Dehors, le vent balaie le trottoir. À l'intérieur, ça pue. Au milieu de l'après-midi, il fait surface, il s'étire et éructe. Il se sent le creux des bras, et enchaîne les bruits de bouche. Pas une fois il ne sourit. Pas une fois il ne croit à ce qu'il vit.
   Une éternité passée, il a les deux pieds vissés au sol, le dos courbé, les mains sous les cuisses, la tête tombante, ses cheveux trop longtemps négligés collent les uns aux autres. Au prix d'un effort qu'il ponctue de sacrements à voix basse, il rapproche sans se mettre debout la bassine qui se tient fidèlement sur le côté du lit délabré. Il se concentre et vise. Une pisse colorée et odorante pleut sur le lino, hydratant les moutons et les immondices. Exténué, il se laisse retomber sur le matelas mou. Il a mal. Mal au coeur, mal à la vie. Échoué à nouveau, il ferme les yeux.
   Le crépuscule s'impose enfin dans la piaule désincarnée. Comme chaque soir, il surgit de son pieu, presque nu, et s'excite subitement. Il coure et dérape sur les merdes et les flaques de vomi séché, il ouvre la porte d'entrée et dévale les marches de son immeuble les yeux embués. La porte de la boîte aux lettres est entrouverte, vide, comme toujours. Il s'assoit, les paupières forées, la bouche à demi béante, le bout de son épaisse langue jaunie repoussant sa large lèvre inférieure. Il reste là un moment, inerte, sans croiser personne...
      -Monsieur?
   Pas de réponse, pas même un sursaut.
      -Monsieur, vous ne pouvez pas rester là. Il faut remonter chez vous, il est tard.
   La tête basse, les yeux grand ouverts rivés sur la céramique gelée, il bave lentement.
      -Monsieur, vous devez vous reprendre, faites un effort... Je... Vous savez les gens parlent, enfin nous parlons de vous... On est à peu près tous d'accord d'ailleurs, il va falloir partir monsieur... On peut plus supporter votre état...  Vous comprenez ce que je vous dis? Vous faites peur à nos enfants... Mais regardez-vous! Et l'odeur, monsieur, l'odeur... c'est plus supportable, ça empeste dans votre appartement et le pire c'est que ça se répand dans tout l'immeuble. Répondez-moi, bon sang, vous ne parlez jamais! Monsieur, je veux bien être gentil mais je vous le dis, il va falloir partir sinon... sinon, enfin, ce que je veux dire c'est que ça va pas bien se terminer. Monsieur?
   Il ne réagit pas, il ne bouge pas, il est absent.
      -Bon, au moins je vous aurais prévenu! Nan parce que moi je suis pas méchant, vous savez, mais c'est quand même pas de ma faute si votre gamin est mort. C'est de la faute de personne! Si vous croyez que picoler va vous le ramener, bah je vous le dis moi, vous vous trompez! Ouais, croyez moi, vous feriez mieux d'essayer d'oublier tout ça et de partir. Aller ailleurs ça ne pourra que vous faire du bien, pis à nous aussi... Monsieur, vous comprenez ce que je vous dis, nom de dieu?
   Il n'aura qu'un silence pour défense. Le voisin rentre chez lui. Il rentre conter son héroïsme à sa femme, qui le pousse depuis des mois à aller dire à cette loque ce que tout le monde pense. Ils seront fiers, ce soir, de cet acte de bravoure.
   Sous la boîte aux lettres ouvertes, Jean a relevé la tête, les yeux dans le vide. Fébrilement, il met son maigre corps debout. Il titube, monte les vingt-quatre marches à quatre pattes, et regagne après de longues minutes sa déchèterie.
   Pour la première fois depuis qu'il a regardé son fils de quatre ans s'en aller fâché de s'être fait disputé, passer le pas de la porte pour la dernière fois, il a tourné la clé dans la serrure. Il a marqué une courte pause, il a relevé la tête, enfin, et s'est assis à la table de la cuisine. L'arme l'attendait depuis trop longtemps. Il n'a plus hésité. Il a suivi le conseil du voisin. Il est parti.

28 octobre 2010

nOctambulisme...

La nuit prend le dessus... toujours.... La nuit noie le matin, victime innocente de mes débordements littéraires, jamais mondains...  La nuit vogue à l'heure où je divague, en vain...

22 octobre 2010

le nid de pOule...

   Un trottoir étroit, un nid de poule, une vieille dame qui ne voit pas, sur trois pattes fébriles.
   La vieille dame a le sourire, elle prend l'air pour la première fois depuis la fuite de l'hiver. Elle avance tout doucement, elle a tout son temps, personne ne l'attend.
   Elle n'a pas vu le trou au milieu de trottoir, sa canne ne l'a pas tâté.
   Personne n'entend le cri surpris de la vieille dame distinguée. Personne n'entend le bruit sourd du fracas de sa tête sur le sol bitumé. La vieille dame pleure, tout doucement, plus pour longtemps...
   Elle a survécu aux camps de la mort, à tous ceux qu'elle chérissait. Mais jamais elle n'a oublié.
   Elle a vécu longtemps, en souffrance, le mal en tête. Jusqu'à ce trottoir, jusqu'à ce petit trou, qui a soldé sa peine... 

20 octobre 2010

malaise...

Un clavier, une nuit, une frustration... quelques mots débarquent à l'improviste. Je les houspille. Ils ne sont pas les bienvenus. Mes doigts s'impatientent, frénétiques. Ils sont aussi nerveux que mon inspiration est nébuleuse. Il n'y a rien à dire, pourtant. Mais ils ne s'y résignent pas. C'est pathétique. Pathologique peut-être. Ma plume est infertile. Ma tragédie est débile. Ces errances ne servent à rien. Sinon à me souvenir. Qu'il ne suffit pas de savoir écrire...

18 octobre 2010

incOmpréhensiOns...

Associés les uns aux autres, les mots perdent leur sens absolu pour s'immiscer dans la relativité et donner vie à toutes les interprétations...

04 octobre 2010

l'heure dite...

Le temps est inconscient. Le temps m'inspire. Le temps m'obsède. Le temps me monopolise. Le temps me manque. Le temps me presse. Le temps m'attise. Le temps est inépuisable mais le temps m'épuise. Le temps passe. Le temps de rien. Le temps est absolu. Pourtant, le temps s'arrête... parfois...

03 octobre 2010

eau de sOurce...

La douche est une source, d'inspiration... C'est physique... C'est de la dynamique des fluides...

01 octobre 2010

30 septembre 2010

in extremis...

Je m'apprêtais à écrire une connerie. Je me suis ravisé sur le fil... J'ai rasé l'énormité.