...le riz au lait sauce caramel de chez Classe Crout', le massage au chocolat dispensé avec sensualité par les infirmières de "Couleur Sable" à Rouen, les ports de La Rochelle, les remparts de St Malot, quand Alice -ma p'tite nièce qui est en fait ma p'tite cousine- me saute dans les bras, les architectures ultra-modernes des nouveaux aéroports des grandes villes européennes, ma chieuse de p'tite soeur, mon écran plat "tobisha" payé pas cher sans qu'il ne soit tombé du camion, la nostalgie des vacances de mes jeunes années avec mes parents et ce sentiment de liberté impériale lorsque je suis, presque seul, en montagne, la plénitude après une heure ou deux de footing, vivre la nuit, dormir tard le dimanche et filer bruncher en bonne compagnie dans Paris, les bords de la Marne en rollers, le regard bienveillant de ma mamie, aller bosser en bagnole, l'interview quotidienne de Frédéric Tadeï de 15h à 16h sur Europe 1, la journée pêche annuelle traditionnelle en famille le premier week-end de septembre, "La Cité de la peur" (des Nuls) et "ça s'est passé près de chez vous" (avec Benoît Poelvoorde), la fraîcheur craquante de Cécile de France, ma petite Clio II 65 chevaux, l'idée que je me fais de la sociale-démocratie, ma première fierté de journaliste le jour où j'ai interviewé Jean-Marie Le Pen, les yeux dans les yeux (enfin les yeux dans un oeil) pendant une heure chez lui, en demeurant serein et courtois, le nuage de silence qu'offre l'habitacle d'une voiture roulant tout électrique en ville, l'épanouissement des homos au Québec, la témérité des marmottons, le Havana coca avec deux glaçons et le Canard Duchêne (pas en même temps, c'est gâché!), lire ou jouer à la DS aux cabinets, dire "aux cabinets" lorsque je parle des commodités, me la péter avec un gros cigare cubain et le verre de whisky qui va bien en refaisant le monde avec mon Cochon, la voix de mon papy, Olivia Ruiz sur scène, le carpaccio à l'huile d'olive de Charal, les mangues et le melon, faire l'amour avec Amour, les éclats de rire impromptus en live à la radio, les autoportraits à l'appareil photo numérique, la marmitte de poissons des "Embruns" à Sotteville-sur-mer, rouler en cabriolet, mon canapé banane acheté en promo chez But, mon duvet du Dakar étrenné sur un erg du désert mauritanien, la couleur orange, les soirées kart, "Nip Tuck" en DVD d'une traite, "Raggae Night" de Jimmy Cliff à fond enfermé en studio, prendre une douche pendant deux plombes et ressortir tout frippé, la petite biche qui broute la nuit sur le bas côté de la D307 juste après le golf de St Nom la Bretèche, la plume de Pascale Clark, les enquêtes de flagrance ménées par SOS racisme, l'Islande de mes rêves, les madelaines toutes chaudes et pas trop cuites de ma môman, les photos N&B de Willy Ronis, le parc de St Cloud pour aller courir, les 25 bosses de Fontainebleau pour randonner vite, l'autoroute A13 entre Paris et Rouen, le samsung D600E que je me suis fait voler au bout de deux
semaines et que j'ai racheté au prix fort, le jardin de Claude Monet à Giverny et les tableaux qui habitent sa maison pleine de japonais, la « Fiesta » de Patrick Sébastien, ma défunte 106 bleue turquoise, les bars sans fumée de Prague, le sommet de Rochecline dans les Alpes de Haute-Provence, mes ex, le tour de l’île de Ré en roller, le sang froid de mon père, Wendy dans « Les Poupées Russes » de Klapisch, Manu Larcenet (prescription: « Le Combat Ordinaire ») et les BD reportages d’Etienne Davodeau, la rue du Gros Horloge à Rouen, surtout lorsqu’elle est déserte la nuit, les croquis de Peter de Sève (il a dessiné les personnages de L'âge de glace notamment), Charlie Hebdo quand il s’engage lourdement mais courageusement pour le droit à la liberté d’expression, la purée maison et son petit volcan de sauce, lire le journal du Dimanche, quand j'épluchais les haricots l’été avec mon papy (souvenir d'enfant), les mix de Rougemare, faire du montage la nuit et tenir compagnie à mes collègues devenus mes amis, le Point Virgule des jeunes talents, le Royal Cheese, les pots 500 ml Haagen Daz de Praline & Cream, les stylos Mont Blanc, Voïvodi (la jument de mon enfance), le chocolat blanc, le délice érotique des préliminaires (lob de l’oreille inclus), les courses nocturnes(de chevaux en trot attelé) après un petit plateau de fruits de mer à Cabourg au mois d’août avec mon père, les p’tits déj' gourmands servis dans les maisons d’hôtes, le tartare de saumon, la paëlla de ma maman, le Moët et Chandon, la technologie dent bleu, les falaises de la côte d’Opale et les moulins à eau qui jalonnent la Veules, le plus petit fleuve de France, le cui-cui des p’tits oiseaux le matin avant le lever du soleil au printemps, les films de Jaoui et Bacri, Coluche, Antoine Clamaran, le café après un bon dîner, manger les tranches de jambon avec les mains, aller au marché en semaine avec les p'tits vieux et revenir au moins avec du fromage et un bouquet de fleurs, dire que je suis étudiant pour payer le cinéma moins cher, prendre des douches (prescription: trois fois par jour), le vieux parquet, Ikéa et le magasin de déco en bas de mon ancien chez moi, les verres à vin, à cocktail, à soft, à bière, à tout ce qui se boit, rentrer en Normandie, courir de nuit en forêt, une bonne bouteille de blanc moelleux à l’apéro, « Le Sourire du Clown » de Luc Brunschwig, le ski entre potes, le basilic, Lynda Lemay, les regards et les voix, l’équipe de France de handball, m’installer sur les rochers pour travailler sur la plage loin de la foule écrevisse, le Loup blanc au 42 de la rue Tiquetonne, le bruit de la pluie sur les toits, Les Bronzés 1 et 2 et La Cité de la peur… Titia...
2 commentaires:
J'ai pas encore tout lu parce que c'est long, je suis préssée, et c'est écrit tout petit. Mais moi aussi je t'aime mon frère, très très fort!!
j'adore !
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